LE CAFÉ MATINAL AVEC GUILLAUME ROBERT AU CAFÉ TOURNON

Directeur littéraire chez Flammarion

Guillaume Robert est directeur littéraire chez Flammarion, mais pas seulement ! Guillaume est un garçon moderne, marathonien et flexitarien, comme indiqué sur son compte Instagram. C’est grâce à Marie, sa sœur, une amie précieuse et fidèle, que nous avons fait connaissance il y a quelques années… Nous nous sommes retrouvés au café Tournon, l’annexe officielle de son bureau. Lieu mythique parisien où se retrouvaient écrivains, artistes et musiciens comme Richard Wright, Joseph Roth ou Duke Ellington pour ne citer qu’eux… À quelques pas du jardin du Luxembourg, nous avons parlé des changements de saisons, de marathon, de flexitarisme et de notre passion commune pour les œufs. Rencontre avec Guillaume, l’illustration parfaite d’un esprit sain dans un corps sain !

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Guillaume Robert & Lia Rochas-Pàris au Tournon / Photgraphies de Shehan Hanwellage

Lia : Ça fait des années que nous ne nous sommes pas vus ! La dernière fois, c’était ici d’ailleurs.

Guillaume : Oui, c’est vraiment mon second bureau. Je donne tous mes rendez-vous ici.

Lia : Les changements de saisons me mettent à genoux. Je suis H.S.

Guillaume : C’est le bon moment pour aller chez un acupuncteur ! Il ne doit pas en manquer dans ton quartier ?

Lia : Il y en avait un super dans le 13eme mais il est parti vivre au Vietnam.

Guillaume : Ou un ostéopathe. J’y vais toutes les six semaines. C’est comme mon coach sportif depuis 3 ans. Je touche du bois, je n’ai pas eu l’ombre d’un mal de dos, alors qu’avant je faisais une ou deux lombalgies par an. L’ostéopathie, comme la médecine chinoise, nous apprennent à éviter les déséquilibres.

Lia : J’avais un ostéopathe formidable mais il est parti vivre en Bretagne. (Rires)

Guillaume : Décidément ! Je te donnerai mon adresse ! Ce que j’aime avec le mien, c’est qu’il n’a rien d’un gourou et pourtant il s’occupe de tout. Par exemple, si j’y vais alors que je suis enrhumé, il va travailler sur les sinus et le lendemain plus rien ! Je suis vraiment bluffé par cette pratique.

Lia : Oui, c’est impressionnant. L’idée qu’ils arrivent à toucher et comprendre des parties de nous… On dirait que pour eux nos corps sont des livres ouverts.

Guillaume : Toi, tu fais attention à ce que tu manges globalement ?

Lia : Oui et non. Une semaine par mois, c’est le craquage total !

Guillaume : Le tout, c’est de savoir doser. Les excès ne sont jamais bons. Quand on prépare un marathon, il faut faire gaffe. Maintenant, si j’ai envie de chocolat noir, je vais manger une tablette, et pas seulement un carré !

Lia : Il faut savoir se faire plaisir. Et puis c’est concentré en magnésium !

Guillaume : Oui, il n’y en a jamais assez. Je fais des cures à l’année. Je suis complètement drogué au magnésium. C’est extraordinaire.

Lia : Oh oui ! Le magnésium, c’est ma pilule du bonheur ! Si j’oublie d’en prendre 2/3 jours, je ressens un petit coup de blues et hop, je me recharge et tout va mieux.

Guillaume : Magnésium tous les soirs et entraînement trois fois par semaine pour l’endorphine : le cocktail magnésium et endorphine c’est un antidépresseur naturel !

Lia : Tu es un vrai marathonien !

Guillaume : Oui, deux cette année. Un à Paris en avril et Chicago en octobre. Je ne peux pas en faire plus que deux par an. On revient à l’idée de ne pas faire d’excès. L’excès d’entraînement et de compétition peut être nuisible, donc deux c’est parfait. Un marathon au printemps et un en automne. D’ailleurs, dès que le marathon se termine, généralement, je vais en short m’acheter mon paquet de clopes.

Lia : (rires) Tu fumes quand même ?

Guillaume : Je m’autorise un mois avec. C’est un peu comme les régimes 5/2.

Lia : Plus on a de limites, plus on a envie de les franchir… Je crois que la culpabilité c’est mortel, ce qui compte c’est de se faire plaisir quand on fait les choses.

Guillaume : Il faut savoir donner des soupapes à son corps. Le tout, c’est de ne pas être radical dans un sens ou dans l’autre.

Lia : Chez Flammarion, tu es directeur littéraire dans quels domaines ?

Guillaume : Je m’occupe à la fois de littérature, de life style et de bien-être au sens large. J’ai la chance de faire ce que j’aime. Je suis convaincu que nous sommes bons quand nous connaissons les choses, quand nous pratiquons. Je ne cherche pas à être auteur, je n’ai pas de frustration. D’une certaine manière, je m’exprime à travers mes choix, à travers les livres que j’édite. L’important, c’est de le faire avec sincérité.

Lia : Directeur littéraire, c’est presque une forme de coaching ?

Guillaume : Je me sens accompagnateur. Pour moi, c’est un des plus beaux métiers du monde. J’aurais pu aussi être manager d’un groupe de rock (rire). Ce que j’aime, c’est pouvoir mettre en avant des talents, des projets et les aider à continuer. Là, par exemple, je m’occupe d’un livre qui va sortir dont le titre est 100 jours sans viande. Étant flexitarien, je suis convaincu par ce projet.

Lia : Flexitarien ?

Guillaume : C’est un peu le bi-sexuel de la nutrition. (rires) Le flexitarien, à priori, mange du poisson et des oeufs et s’autorise la viande de temps à autre, mais dans des conditions très particulières. Quand on connaît la provenance et quand ça reste  exceptionnel. Pas d’agneau, pas de veau, pas de poulet de batterie, etc. Le flexitarien est un végétarien qui de temps à autre va s’autoriser à manger de la viande, mais à certaines conditions.

Lia : Je n’achète (presque) jamais de viande, parce que je n’y pense pas spécialement. Au marché, on achète des légumes, du poisson, des œufs. Le dimanche, notre rituel c’est oeuf à la coque ! En revanche, quand je vais au resto, je peux craquer pour un tartare. Ou chez mes parents… Tout ou rien. Toujours… (rires)

Guillaume : Moi, le dimanche, c’est omelette ! Pour certains, c’est poulet rôti. Pour les flexitariens, ce sont des oeufs ! (rires) Tu as remarqué la différence entre le jaune des œufs bios et celui des autres ? Ce jaune orangé intense… Un délice.

Lia : Oh oui…

Guillaume : Pour revenir au livre 100 jours sans viande, j’avais demandé à une journaliste de faire l’expérience de ne pas manger de viande et d’enquêter durant la période. Ce qui m’intéressait dans la trajectoire de ce livre, c’est à la fois la rencontre avec des végétariens, des producteurs, mais aussi comprendre comment vivre le quotidien sans viande. Comment fêter noël sans viande, comment faire quand on est invité à un barbecue… Et c’est rigolo de pouvoir faire un constat socialement, intellectuellement, philosophiquement, éthiquement. Un vrai bilan au bout de 100 jours. Je suis très content du résultat et j’ai envie de l’appliquer à d’autres domaines.

Lia : Le printemps est justement la période idéale pour faire des cures, des diètes. À l’origine d’ailleurs, le carême était fait pour ça !

Guillaume : Comme on disait tout à l’heure, les changements de saisons. On est vraiment au bon moment pour faire une détox du printemps. Justement, on va sortir un livre d’Estelle Lefébure en avril autour de ses secrets bien-être et beauté. Elle va avoir 50 ans.

Lia : 50 ans ?!!!! Et sans retouche ? Elle a bien vieilli !

Guillaume : Sans retouche !

Lia : Elle n’a sans doute jamais fumé ?

Guillaume : Son corps, c’est son capital, donc forcément elle fait attention. Il y a aussi le patrimoine génétique. On n’est pas tous à égalité. D’ailleurs, elle remercie ses parents dans le livre.

Lia : Toi aussi, tu prends soin de toi. Tu arrives à arrêter de fumer du jour au lendemain. Quelle volonté !

Guillaume : Quand on fait du marathon, on a plus peur de rien. Le secret c’est d’avoir un objectif, quelque soit la situation. J’arrête d’autant plus facilement, parce que je sais que je vais reprendre ! Ce qui est horrible dans la vie, c’est le « plus jamais », alors que si tu te dis : « dans trois mois je vais me racheter un paquet de clopes », c’est bien plus simple. J’arrive à m’arrêter du jour au lendemain. Quand j’arrête de fumer, au bout de quelques temps, un masque gris se retire de mon visage, j’ai meilleure mine, et j’améliore mes performances évidemment.

Lia : Je cours déjà assez derrière ma fille ! Fumer me donne l’impression d’atterrir après tous ces efforts du quotidien. 

Guillaume : En fait, on peut dire que je suis flexifumeur ! (rires)

 

Café Tournon

18, rue Tournon, Paris 6e

Merci à Aline et à toute l’équipe !

Au fond, une superbe fresque des années 50, de Louis Berthommé-Saint-André, représentant le jardin du Luxembourg.

2 thoughts on “GUILLAUME ROBERT
Café Tournon

  1. une bonne pratique de vie, simple et intelligente, ouverte par ce petit entretien sainement pertinent par les temps qui courent…le marathon.

  2. Pouce up, cette entrevue!
    Le concept de flexitarisme est une des choses les plus motivantes de ces derniers jours, merci.

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