LE CAFÉ MATINAL AVEC JULIETTE MALLET À L’HOTEL HENRIETTE

Coucou Suzette

Découvert grâce à Instagram, « Coucou Suzette », l’univers de Juliette Mallet a été un vrai coup de cœur ! « Coucou Suzette » a marqué le retour des pins avec un côté pop des années 90 proche de « Sauvé par le gong ». Une touche « girl power » acidulée, « Coucou Suzette », c’est aussi des patchs, des bijoux, des chaussettes…  Nous nous sommes retrouvées à l’Hôtel Henriette, rive gauche, où nous avons passé un moment privilégié plein de clins d’œil et de légèreté. Nous avons discuté de féminité, de l’érotisme japonais, de chaussettes ou encore des Spice Girls. Rencontre avec Juliette Mallet, jeune femme aussi talentueuse que plantureuse, pour qui la création est une source d’énergie inépuisable.

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Juliette Mallet « Coucou Suzette » & Lia Rochas-Pàris à l’Hôtel Henriette / Photographies de Shehan Hanwellage

 

Lia : J’ai l’impression d’être à une réunion Tupperware: j’adore !

Juliette : (rires) Oui, c’est un peu ça !

Lia : Commençons par le commencement ! 

Juliette : J’ai commencé il y a deux ans et demi avec des bijoux un peu éthniques-chics, rien à voir. Et puis j’ai créé une bague qui avait la forme d’un petit nichon et je l’ai postée sur Instagram, un peu pour me marrer… Et là, j’ai commencé à avoir beaucoup de retours : pas mal de monde voulait l’acheter. Et j’ai commencé à les vendre ! C’est ce qui a fait décoller « Coucou Suzette »… Personne ne faisait de seins. Puis je les ai sortis sous forme de pins. Et j’ai continué avec des yeux, des mains… toujours dans un esprit kitsch. Franchement, je m’éclate depuis le début.

Lia : Tu dessines tous tes modèles ? 

Juliette : Généralement, je pars de petits croquis. Je note toutes mes idées dans un carnet que j’ai toujours sur moi. Les dessins au départ ne sont pas « ouf ». Ensuite je les scanne, et je les fais au propre et les colorise sur Photoshop.

Lia : Oh ! C’est impressionnant. J’aime bien voir le processus créatif. 

Juliette : Je fonctionne de manière très spontanée, je ne réfléchis pas des lustres. C’est au feeling. Et c’est important dans ma logique que mes produits restent abordables.

Lia : Tu les réalises toute seule ensuite ?

Juliette : Au début oui, et maintenant, vu que j’ai trop de commandes, je les fais faire en série en France, sauf les écussons qui sont fabriqués en Belgique. Je fonctionne beaucoup par motifs, du coup les chaussettes : c’est parfait !

Lia : Pins, patchs, chaussettes ? C’est super comme déclinaisons de l’univers. Tu travailles sur « Coucou Suzette » à plein temps ?

Juliette : En quelque sorte oui (rires). Je travaille dans la musique à côté, en 4/5 et tout le reste du temps, je m’occupe de « Coucou Suzette ». Matins, soirs, week-ends… Non stop ! Et là, j’ai 1000 projets trop cools ! Ça fait à peu près trois mois que ça a prit des proportions démesurées. Je n’arrête pas depuis. D’ailleurs, j’ai dû embaucher ma cousine pour m’aider.

Lia : Quand on est habité par ses projets, on fait les choses à fond !

Juliette : Complètement. Je me lève tôt, je me couche tard. D’ailleurs, je n’ai pas pris de vacances depuis belle lurette. C’est intensif.

Lia : Avec une dynamique pareille, quand tu fais les choses avec le cœur (non par opportunisme), les retours sont honnêtes, plus pérennes.  

Juliette : Complètement. Ça peut paraître à l’eau de rose, mais je pense que quand tu fais les choses avec sincérité, les choses marchent beaucoup mieux. Moi, je m’éclate avec ce que je fais.

Lia : C’est quelque chose de l’ordre des lois de l’attraction, c’est énergétique. Comme quand tu es amoureuse, tu n’arrêtes pas de te faire draguer. 

Juliette : Complètement ! C’est fou quand même.

Lia : D’ailleurs, je suis impressionnée par le nombre de followers que tu as sur Instagram !

Juliette : Je suis à fond sur Instagram. C’est grâce à cette plateforme que je me suis faite connaître. C’était vraiment un super tremplin. Et là, j’ai été contactée par des marques pour des collaborations. C’est hyper gratifiant ! Dans un premier temps, je suis sur une collaboration avec une marque londonnienne de bonbons qui s’appelle « Spun Candy ». On adapte ensemble mes best-sellers en bonbons : yeux, bouches… Je suis hyper contente. Je suis sur une autre collaboration avec une célèbre marque française qui m’a proposé de customiser une paire de baskets ! Et grâce au site Etsy, je vais être en vente au BHV dans un pop-up store en avril. Sinon, je dessine des motifs pour une marque de vêtements américaine. Je suis vraiment contente. Le vêtement c’est ce vers quoi je tends. D’ailleurs, les chaussettes, ça a été une révélation. En plus ça me permet de rhabiller un peu les mecs aussi, moi qui vendais assez exclusivement aux filles.

Lia : Comme dirait ma mère « tu as le vent en poulpe » ! 

Juliette : (Rires) En ce moment oui, je suis vraiment contente !

Lia : Je voue une passion pour les chaussettes. Je dors avec des chaussettes, même en été. 

Juliette : C’est génial les chaussettes ! Je trouve que c’est un accessoire génial au quotidien, tu peux t’habiller simplement et ajouter une petite touche un peu funky. Ma prochaine paire sera pleine de paillettes !

Lia : Pourquoi avoir choisi le nom « Coucou Suzette » pour ta marque ? 

Juliette : C’est arrivé comme ça… J’ai eu cette idée de nom et j’ai tout de suite voulu appeler ma marque comme ça. Je l’ai déposée dès le départ. Suzette c’est un prénom que j’adore. Au départ, je m’étais dit que ce serait soit pour ma fille, soit pour mon chat… Bon bah là, c’est pris… Faudra que je trouve autre chose. Je voulais un nom rigolo, un peu absurde.

Lia : Et très français ! Ça doit plaire aux Américains (rires)

Juliette : Complètement, et très féminin.

Lia : Quel est ton parcours ? 

Juliette : J’ai fait les Arts Déco en section Image Imprimée. J’avais fait mon mémoire sur l’iconographie érotique japonaise.

Lia : Logique !

Juliette : Et ensuite, en projet de fin d’études, j’ai réalisé des portraits de femmes. J’avais comme modèles trois de mes meilleures copines. Je les ai mises à poil et j’ai fait mille dessins, sérigraphies, gravures. Toujours dans des postures incontrôlées, un peu comme prises au dépourvu. J’aime bien les petites maladresses, et les détails féminins comme les ongles. Ensuite, je suis partie au Japon, à Tokyo, pour un échange scolaire. J’ai adoré ! J’ai eu un vrai coup de foudre pour le kitsch. Quelque chose m’a interpelée là-bas : c’est que le sexy est omniprésent. Pas toujours de manière avantageuse pour la femme malheureusement, mais ça avait un côté quasi absurde. Par exemple, dans le métro, je me suis retrouvée assise avec à ma droite un mec qui lisait une BD de cul avec une petite écolière en guest star, et à ma gauche, une petite écolière.

Lia : Justement une copine fraîchement revenue du Japon me racontait qu’à côté d’elle dans le métro un type regardait carrément un porno sur l’Ipad. C’est bizarre quand même. C’est comme si ça ne leur faisait aucun effet physique. 

Juliette : (Rires) Oui, c’est très particulier. Ils sont toujours dans une forme de retenue, de frustration.

Lia : Dans les mangas par exemple, tu ne verras jamais un téton qui dépasse.

Juliette : Oui, mais par exemple, dans la réalité, les jupes sont des ceintures.

Lia : Et au retour du Japon ? 

Juliette : J’avais trop envie d’y retourner vivre, mais il y a eu Fukushima… Ça m’a un peu calmée sur le coup, mais j’y retourne régulièrement dès que je peux. Je suis amoureuse de ce pays. J’ai ensuite suivi une formation express en bijouterie à l’école Boule et voilà…

Lia : (Rires) Avec « Coucou Suzette », tu es restée dans cette lignée très féminine avec une grande part de second degré. Un soupçon de féminisme mais sans agressivité ou revendication. 

Juliette : Oui, c’est dans l’ensemble toujours un peu « rigolo ». J’avais envie que ça reste ludique. Je ne sais pas si je peux me prétendre féministe, mais c’est certain que la féminité m’inspire énormément. En tout cas, un peu « Girl Power » oui (rires)… Qui est d’ailleurs le slogan des Spice Girls ! Dont je suis fan absolue. Parfois, on me demande, « tu fais des seins ! Pourquoi tu ne fais pas des zizis ? » Mais je n’ai aucune envie d’en faire ! C’est juste pas du tout mon délire !

Lia : La figure de la banane est un peu une métaphore du zizi. Le pouvoir de la suggestion est beaucoup plus séduisant.

Juliette : Voilà, j’aime bien les clins d’œil… J’aime pas les trucs obscènes.

 

Coucou Suzette

www.etsy.com/fr/shop/CoucouSuzette

www.instagram.com/coucousuzette/

www.facebook.com/Coucousuzettejewelry

 

& quelques photos bonus…

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Hôtel Henriette

9, rue des Gobelins Paris 13e

One thought on “COUCOU SUZETTE
Hôtel Henriette

  1. J’aime beaucoup cet astucieux mélange de naïf, de kitch et de raffiné ! Bravo à la bijoutière et à l’interwieveuse ! Belles nanas belles fringues belles photos ! Merci pour ce girly Coffee !

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